9/03/10
09:05:00Maroc : Après une mauvaise année 2009, Risma prête au rebond…
Risma vient de publier les résultats de ses filiales
hôtelières gérées
par Accor. Pour recadrer l'activité du groupe, il est utile de rappeler
qu'en 2009, Suitehotel Marrakech a ouvert en février parallèlement à la
fermeture du Sofitel Rabat (ex Hilton) en janvier ainsi que celle de
Palmariva Marrakech en juillet pour rénovation.
A fin 2009, les actifs de Risma se constituaient de 5 hôtels Sofitel, 3
Mercure, un Novotel et 15 Ibis. Mais aussi d'un Suitehotel et de deux
Coralia Club dont un a fermé en juillet 2009.
Le tourisme au Maroc en 2009 a été marqué par la crise économique
mondiale, Risma en a bien subi les effets malgré sondynamisme commercial
et la pression exercée sur ses coûts. Concrètement, le taux d'occupation
de l'année 2009 a été de 60,2 %, en baisse de 0,9 point par rapport à
l'année précédente.
Partant, le chiffre d'affaires de Risma a diminué de 4,5%, en
s'établissant à 924.636 millions de dirhams contre 1.100 millions de
dirhams en 2008. Celui-ci n'a pas été affecté uniquement par les effets
de la crise du secteur, mais aussi par la fermeture du Sofitel Rabat
dont
l'impact négatif sur le chiffre d'affaires a été de 156,390 millions de
dirhams. Plus généralement, les hôtels milieu de gamme ont connu une
baisse de leur chiffre d'affaires de 26,148 MDH à la suite de la
fermeture du Palmariva Marrakech, l'hôtellerie économique a enregistré
une progression du chiffre d'affaires de 15,277 Mdh. Les hôtels haut de
gamme, quant à eux, ont réalisé une croissance de leur chiffre
d'affaires
de 40 MDH.
En conséquence, le résultat d'exploitation de Risma a baissé de 85,6% à
21,7 MDH à fin 2009 engendrant une dégradation de la marge
d'exploitation
de 4,6 points à 34,8%. Et, en définitive, Risma a plombé son résultat
net
part du groupe de 616,5% en affichant une perte 149 millions de dirhams
contre un petit bénéfice en 2008 de 29 millions de dirhams.
Ces chiffres 2009 ont bien affecté la rentabilité de Risma et détérioré
sa situation financière. C'est ainsi qu'à fin 2009, son autofinancement a
été négatif de 6 millions de dirhams, en forte baisse par rapport à
l'exercice 2008 où il se montait à 89 millions de dirhams.
Les investissements de développement de 2009 de 424 millions de dirhams
se rapportent principalement au Sofitel Rabat (ex-Hilton), Sofitel CCC,
Sofitel Agadir, Ibis Tanger, Suitehotel Marrakech et à la baisse de la
participation de Risma dans le capital de Saemog.
La détérioration de la situation financière de Risma en 2009 a engendré
une augmentation conséquente de son endettement, de 446 Mdh en 2009,
sachant qu'il avait augmenté de 180 Mdh en 2008.
Risma a dû financer ses investissements en s'endettant, ce qui a porté
sa
dette financière à 1,975 milliard de dirhams et son ratio d'endettement à
67,5%. il faut rappeler que le capital de Risma est de 623 MDH, ses
capitaux propres de 921 MDH pour des actifs immobilisés de 2,13
milliards
de dirhams. Ce qui prouve que l'équilibre financier n'est pas totalement
rompu, mais qu'une augmentation des capitaux propres s'impose. Les
actionnaires de Risma, conscients et avertis de cette détérioration
financière, réfléchissent à une augmentation du capital de la société et
à une séparation entre Risma et Accor Gestion Maroc pour une meilleure
gestion de Risma en tant que fonds d'investissements. Mais si le
principe
de l'augmentation du capital de Risma est admis, son montage n'est pas
décidé. Et pour cause! Il faudrait qu'il tienne compte des actionnaires
petits porteurs et de certains des actionnaires fondateurs qui
détiennent
encore des ORA acquises à plus de 400 dirhams l'unité. Une nouvelle
émission d'obligations convertibles en actions (ORA) est envisageable
avec une conversion à un cours de Risma attractif fixé à l'avance. Elle
pourrait même se faire en plusieurs fois au profit des actionnaires
institutionnels actuels et du public. La consolidation des capitaux
propres de Risma pourrait donner plus de visibilité aux banques sur la
réalisation de ses engagements énoncés publiquement en mars 2009.
Concernant la gouvernance, les investisseurs marocains, voudraient
donner
à Risma la maîtrise de sa politique car si Risma acquiert des hôtels
qu'il donne en gestion à Accor, inversement Accor devrait intégrer de
façon plus forte les priorités des partenaires marocains dans la
gouvernance du fonds d'investissement Risma, ce qui n'est
malheureusement
pas toujours le cas aujourd'hui... Les nouveaux aménagements pourraient
permettre d'élargir le Directoire à de nouveaux actionnaires
institutionnels et étofferaient le Conseil de Surveillance.
Des évolutions à suivre donc avec attention puisque l'avenir semble
désormais sourire à ces partenaires
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SÉCURITÉ ->LIQUIDITÉ ->RENDEMENT. ( dans l'ordre ).
IL n'y a pas pire qu'une position court-termiste qui se transforme en placement à long terme.
Le PP mskine est comme le chat qui met son nez dans le lave vaisselle, parfois les zinzins leurs fourguent un coup de pied dans le derrière et appuient sur " lavage économique "....ça dure 3 ans.